Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'audition
| Rechercher    

Vous êtes dans la rubrique : Accueil > Actualité
Infos sur l’audition


Add to Google Partager :          
Orthophonie
Les orthophonistes refusent une profession à deux vitesses

Les orthophonistes donnent de la voix face à leurs ministres de tutelle. En discussion depuis de longs mois pour la refonte de leur formation dans le cadre de la réforme LMD (Licence-Master-Doctorat) qui vise à uniformiser les parcours universitaires en Europe, la profession a reçu ce 28 octobre 2011 la décision finale de Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, et de Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Si Master il y aura, comme ils le souhaitaient, celui-ci se déclinera en deux diplômes distincts : une formation "de base" en M1 (conservant une formation à bac +4, instaurée en 1986) et une nouvelle formation M2 (bac +5), donnant naissance à une nouvelle profession d'orthophoniste-praticien. Cette spécialisation accrue, suggérée par le rapport Hénart-Berland-Cadet remis en février de cette année, vise selon le communiqué ministériel, à "répondre aux besoins de rééducation spécifiques de certains patients", comme ceux atteints de troubles neurologiques (tel un accident vasculaire cérébral) ou ORL (personnes laryngectomisées), et les enfants sourds.

Dans une réaction commune, l'ensemble des syndicats d’orthophonistes a vivement réagi à la mise en place de cette formation à double étape, décriant la décision gouvernementale qui "condamne la profession d'orthophoniste telle qu'elle existe aujourd’hui". La Fédération nationale des orthophonistes évoque même "la mort prochaine de l’orthophonie". Par cette décision qui vient clore le processus de "réingénierie des diplômes paramédicaux et leur universitarisation", le gouvernement ne respecte pas selon eux la définition du métier validée dans le Référentiel de Compétences puisqu'il redessine le périmètre de la profession en la scindant en deux, et risque de porter atteinte à l'offre de soins et in fine aux patients. "Les étudiants voulaient un grade de master, le passage de nos études en 5 ans au lieu de 4", regrette Albane Peaudecerf, présidente de la FNEO (Fédération nationale des étudiants en orthophonie) interrogé par educpros.fr. Et d'annoncer : "On continue le mouvement".

Photo : Laurent Wauquiez - Alesclar

G.F. (02/11/2011 14:16)

      

À lire également



CPI-EDP Santé - audition-infos.org - 25, rue Daviel - 75013 Paris - Mentions légales - Editeur - Plan de site