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Les implants cochléaires

L’implantation s’adresse à des personnes atteintes de surdité neurosensorielle (surdité de perception) bilatérale sévère à profonde, après échec ou inefficacité d’un appareillage acoustique conventionnel.

› Le matériel
L’implant cochléaire (IC) se compose d’une partie externe et d’une partie implantée.

    • La partie externe comprend un processeur vocal contenant un microphone et une antenne émettrice. Le processeur vocal transforme les sons et la parole en signaux électriques interprétables par le cerveau.
    • La partie implantée se compose d’un aimant et d’un transmetteur, et d’un porte électrode introduit dans la cochlée.

› L’implantation
Elle nécessite une intervention chirurgicale sous anesthésie générale dans l’un des Centres Hospitalouniversitaires agréés après un bilan médical, radiologique, anesthésique, psychologique, audio phonologique et orthophonique. L’hospitalisation dure quelques jours.
Quelques semaines après la pose de l’IC dans l’oreille interne, l’équipe technique procède aux réglages du processeur vocal.
Tant pour les adultes que pour les enfants, des séances d’orthophonie sont nécessaires pour l’acquisition et la compréhension du langage. Un entourage social favorable tout comme une implication familiale sont d’une grande importance.
Pour les adultes devenus sourds, il n’y a pas de limite d’âge mais ceux-ci ne doivent présenter aucune contre-indication médicale. La durée de leur surdité ne doit pas leur avoir fait perdre le contact avec l’oralité. Mais ce doit être surtout une décision personnelle car l’implantation cochléaire demande des efforts de rééducation orthophonique pour s’approprier une nouvelle écoute. En effet, si l’implantation cochléaire permet à nouveau d’entendre, la compréhension de la parole demande du temps et de la volonté. Dans le bruit, les limites de la compréhension sont très variables d’un implanté à un autre. Des implantés peuvent dans certaines conditions téléphoner voire apprécier de nouveau l’écoute de la musique. Pour les enfants nés sourds profonds, l’implantation doit être précoce (avant l’âge de 2 ans). Pour les enfants entrés dans une communication orale, il est toujours possible d’implanter même les jeunes sourds congénitaux. Un long suivi orthophonique est indispensable en vue du développement du langage et de la parole. Si l’intégration scolaire des enfants handicapés est la règle depuis 2005, malgré l’IC un soutien scolaire est pour la plupart d’entre eux très utile.

› La prise en charge
Un arrêté en date du 6 mars 2009 inscrit sur la liste de Prestations et Produits remboursables (LPPr) prévue au Code de la Sécurité Sociale les conditions de prise en charge de l’IC. Il remplace le budget hospitalier attribué aux Centres d’implantation en vigueur depuis 1991. L’arrêté fixe pour la première fois et pour les 5 années à venir en France les indications d’implantation cochléaire.
Il détermine à la fois les conditions générales de prescriptions mais aussi les tarifs et prix limite de vente, l’entretien, les forfaits réparations des processeurs ainsi que celui des piles ou des batteries, la durée de garantie tant celle de l’implant que celle du processeur vocal.
Les conditions relatives à la composition de l’équipe pluridisciplinaire chargée de l’implantation, tant pour les adultes que pour les enfants, prennent en compte, leur rôle, leur environnement technique, leur modalité de travail, le suivi des patients et leurs conditions d’activité soit un nombre prévisionnel d’implantations annuelles à la fois pour les adultes et pour les enfants.
Les quatre firmes qui commercialisent les implants se voient appliquer des tarifs identiques (16.000 € pour l’implant et 6.000 € pour le processeur vocal). L’achat de l’implant et du processeur vocal auprès du fabricant est fait par le Centre d’implantation qui se fait ensuite remboursé par la Sécurité Sociale. Les séances de réglage dans le Centre d’implantation sont prises en charge sur un budget hospitalier et celles d’orthophonie en cabinet libéral sont remboursées par la Sécurité Sociale sur prescription médicale. Ne reste à la charge de la personne implantée et de sa mutuelle que le forfait hospitalier.

Pour plus d'informations : http://www.cochlear.fr


Pour plus d'informations : http://www.medisite.fr


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