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La JNA vous explique
Le bruit Les bruits gênants Le bruit au travail Le bruit en s'amusant 

Devenir sourd en s'amusant. Le bruit dans les loisirs. La musique amplifiée

Le risque auditif dépend de la quantité d'énergie reçue par l'oreille ; il ne dépend ni de la qualité du son, ni du plaisir que l'on prend à l'entendre ou l'écouter. Il faut amener les jeunes générations à réfléchir sur le handicap de la surdité.

Les activités de loisirs et la musique amplifiée sont fréquemment à l'origine de troubles auditifs. De nombreux jeunes ont eu après un concert ou une soirée en discothèque la désagréable impression d’avoir une audition perturbée ou de percevoir des acouphènes ; ces phénomènes, souvent fugaces, deviennent quelquefois permanents saccageant l’avenir de ceux qui en sont atteints ; l’écoute de musique amplifiée pose un véritable problème de santé publique sur lequel les pouvoirs publics commencent à réagir.

Le danger de la musique est particulièrement sournois, car la nocivité est masquée par le plaisir de l’écoute. Ce risque auditif est élevé en raison,

• de l'attirance actuelle vers les niveaux élevés ; on ne conçoit plus de danser à moins de 100 dBA ; la musique rock ou techno exige, paraît-il , 105-110 dBA ; dans les concerts, des niveaux de 110-115 dBA sont courants.
• d’un manque d’information et de l'ignorance du grand public : dans les fêtes de village, on voit les enfants s’amuser à proximité de baffles dont le niveau dépasse 110 dB.
• d'une réglementation trop tolérante :
• 105 dB au maximum dans les établissements diffusant de la musique, mais sans véritable contrôle, et sans limiteur de niveau
• 100 dB pour des baladeurs que l’on utilise couramment 6 heures par jour
• pas de réglementation sur les concerts, rave-parties,..
• pas de contrôle sur les musiciens amateurs

La prévention

• éviter les établissements qui fondent leur réputation sur un niveau sonore élevé,
• s’éloigner suffisamment des enceintes acoustiques pendant les concerts
• réduire autant que possible le son du baladeur, de la chaîne HiFi, de l’auto-radio
• porter de temps en temps, en discothèque et en concert, des protecteurs invisibles en mousse, certes un peu contraignants, mais très efficaces.
• réduire l’exposition et ne pas dépasser, par semaine, une durée d'écoute de :

    • 20 heures pour le baladeur ou l'auto-radio à niveau raisonnable
    • ou 4 heures pour le baladeur à volume maximum (100 dB)
    • ou encore 2 heures pour la soirée en discothèque (103 dB)

• avoir toujours conscience du niveau sonore, du risque et de ses conséquences

Il y a chaque année dans notre pays 200.000 nouveaux cas d'acouphènes dont 130.000 dénombrés sur des jeunes ayant subi un traumatisme sonore. L'usage de stupéfiants est de nature à augmenter les effets destructeurs du bruit (source : France Acouphènes)


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