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Démographie médicale
Comment vaincre les déserts médicaux ?

Dans son édition du 15 septembre, Le Figaro économie dresse un constat de la démographie médical inquiétant. Le quotidien de droite constate en effet que "face aux déserts médicaux, le gouvernement a renoncé à toute mesure obligeant les praticiens libéraux à aller travailler en zone sous-dense, y compris aux mesures qu'il avait fait voter au début du quinquennat". Et de souligner : "Le risque est trop grand de décourager un peu plus les vocations, de généralistes notamment. Il s'attache désormais à promouvoir les mesures incitatives récentes", note le journal.

Le Figaro indique que "la secrétaire d'État à la Santé, Nora Berra, s'est rendue à la faculté de médecine de Dijon pour y vanter le «contrat d'engagement de service public", une innovation de la loi Bachelot de 2009 qui prévoit qu'"un étudiant en médecine peut recevoir, dès sa deuxième année d'études, une allocation de 1 200 euros bruts mensuels jusqu'à la fin de son cursus. En échange, il s'engage à s'installer dans une zone manquant de médecins et à y exercer pendant une durée équivalente".
Le journal relève que « pour 2010-2011, année universitaire d'entrée en vigueur du dispositif, 400 contrats étaient budgétés. Au final, 148 ont été signés. […] Les volontaires sont, aux deux tiers, des étudiants en début de parcours". La secrétaire d’État estime que "c'est un bon score, sachant que la mesure a été lancée tard, juste avant l'été 2010".
Nora Berra ajoute que " ne plus avoir à se préoccuper du financement de leurs études leur permet de se concentrer sur leur projet professionnel. Et souvent de se rendre compte que travailler dans ces zones répond à leurs aspirations : qualité de vie, exercice en groupe, temps partiel auquel aspirent beaucoup de femmes, et l'idée d'être un vrai médecin de famille." Autre avantage, même si ce n'est pas l'objectif premier du dispositif : "Il encouragera les jeunes issus de familles modestes à s'engager dans un cursus long, donc coûteux."

Le Figaro précise cependant que "le succès de ce contrat est pourtant très inégal : 93 % des contrats disponibles ont trouvé preneur en Bourgogne, 79 % en Picardie, 67 % en Limousin et dans le Centre, mais 10 % en Bretagne et aucun en Languedoc-Roussillon". Pour Nora Berra, "ces écarts s'expliquent par la méconnaissance du dispositif : certaines Agences régionales de santé (ARS) l'ont moins promu que d'autres. La communication va être renforcée", précise le journal qui conclut : "En 2011-2012, 400 nouveaux contrats seront proposés, et autant les années suivantes. Le coût pour l'État culminera à 29 millions d'euros par an en 2015".

G.B. avec Le Figaro (16/09/2011 15:28)

      

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