Actualités

L'actualité du monde de l'audiologie décryptée et synthétisée 

Vendredi 23 Juillet 2021 | Par Lucile Perreau
Selon une étude américaine, l'exposition néonatale au glutamate monosodique entraîne une altération de la fonction auditive

D’après les résultats d’une étude menée en Pennsylvanie et publié dans la revue Hearing Research, les structures auditives néonatales subiraient une perte de neurones lorsqu'elles sont exposées au glutamate monosodique, un additif alimentaire controversé utilisé dans le monde entier et approuvé par l'Union européenne et l'Agence américaine des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA).

Des dommages généralisés à la cochlée et au tronc cérébral auditif, et une perte drastique de neurones dans le mésencéphale. Ce sont là quelques-unes des hypothèses confirmées par des chercheurs du département d'anatomie du Lake Erie College of Osteopathic Medicine, en Pennsylvanie, qui ont étudié les effets de l'exposition néonatale de rats de laboratoire au glutamate monosodique. Pourtant, le glutamate monosodique est présent dans les fast-foods, les snacks, les mélanges d'assaisonnements, les plats surgelés, les soupes, les viandes transformées, les condiments et les nouilles instantanées. Bien que de nombreux restaurants chinois aient désormais cessé d'utiliser le MSG, d'autres en ajoutent aux plats, notamment au riz frit. Il est également présent naturellement dans certains aliments, comme le fromage et les tomates. 

Cette étude a mis en évidence les preuves produites pendant de nombreuses années, à savoir que l'exposition néonatale au glutamate monosodique entraîne la dégénérescence des cellules ciliées de la cochlée (Hyodo et al., 2009), une diminution du nombre de neurones dans le ganglion spiral (Janssen et al., 1991, Carricondo et al, 2002), une réduction de l'amplitude du potentiel d'action composé dans le nerf auditif (Carricondo et al., 2002), et une augmentation des seuils aux clics et aux tonalités (Janssen et al., 1991), parmi d'autres études qui montrent que l'exposition au glutamate ou à l'acide kaïnique entraîne une réduction des réponses du tronc cérébral auditif. Les auteurs affirment qu'il s'agit de la « première preuve que les lésions excitotoxiques néonatales entraînent une perte de neurones dans les principaux noyaux des voies auditives ascendantes du tronc cérébral qui s'étendent jusqu'au cerveau moyen ». 

Partager l'article sur