Actualités

L'actualité du monde de l'audiologie décryptée et synthétisée 

Mercredi 11 Avril 2018 | Par Kessy Huebi Martel
Chronique solidaire : Bernard Bassahon

Bernard Bassahon est audioprothésiste dans le département de la Haute-Savoie (74) en région Auvergne-Rhône-Alpes, depuis 1994.


1° Comment êtes-vous devenu mécène d’AuditionSolidarité ?
J’ai connu l’association AuditionSolidarité grâce à mon épouse, audioprothésiste indépendante, et mécène. Mais j’ai fini par le devenir, en 2015, après avoir convaincu ma direction générale d’adhérer à l’association !

2° Que vous apporte le mécénat dans votre vie de tous les jours ?
Cela me permet d’ajouter de la solidarité à notre profession parfois figée et prévisible. AuditionSolidarité nous grandit, nous sort de notre quotidien, et donne une autre dimension à notre vécu. Quand ma femme partait en mission, j’étais heureux pour elle et j’avais hâte d’y aller à mon tour ! Partir en mission c’est le « graal » et cela n’arrive pas souvent...

3° Quels souvenirs gardez-vous de votre action avec AuditionSolidarité ?
J’ai effectué une mission à Paris, au sein de l’AP-HP, j’ai participé à tous les week-ends solidaires, et je suis parti au Vietnam en novembre 2017. Chaque événement a été l’occasion de rencontrer d’autres mécènes ou praticiens, et de partager avec eux. L’organisation est impeccable, tous les membres sont impliqués, et cela commence avec la présidente et la vice-présidente. La mission au Vietnam était magique ! Nous avons rencontré des enfants avec un réel besoin auditif et leur avons apporté l’aide qui leur manquait. Organisatrices, audioprothésistes, orthophonistes, religieuses sur place... cette belle équipe a mis en place un travail collectif harmonieux, et le tout, pour la bonne cause ! En revanche, il faut prévoir 15 jours de déprime en rentrant ! Vous retrouvez ce quotidien qui vous semble banal, mais relativisez vite et cela vous redonne un coup de fouet.
Deux ans auparavant, j’avais également participé à une mission à Paris. Une expérience surprenante, car je ne m’attendais pas à recevoir une telle population en France. Les patients n’étaient couverts ni par la Sécurité sociale ni par la CMU – des oubliés du système : réfugiés avec des surdités de guerre, malentendants sans domicile fixe, ou d’autres personnes « hors parcours ». On peine à imaginer leur détresse, à laquelle s’ajoutent des surdités qu’on ne voit plus en France, car dépistées très tôt. Là encore, la solide chaîne de professionnels mis en place leur a permis de repartir – malheureusement, dans la rue pour certains d’entre eux – mais avec la faculté d’entendre.

4° AuditionSolidarité en un mot ?
Bienveillance.

Partager l'article sur