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L'actualité du monde de l'audiologie décryptée et synthétisée 

Mercredi 13 Décembre 2017 | Par Kessy Huebi Martel
Chronique solidaire : Alexandre Durand

Alexandre Durand est audioprothésiste depuis octobre 2016 à Castries, dans le département de l’Hérault (34).

1° Comment êtes-vous devenu mécène d’AuditionSolidarité ?
Très simplement ! Quand j’étais vice-président de la Fédération nationale des étudiants en audioprothèse (FNEA), j’étais chargé des partenariats. Nous collaborions ainsi avec AuditionSolidarité pour faire connaître l’association auprès des étudiants, et que tout le monde ait le réflexe de se dire : « je vais devenir mécène », ou « je vais recycler mes appareils ». J’étais assez impliqué et passionné par ce groupe de filles formidables qui portent ce bébé depuis dix ans ! Je les ai toujours suivies, et à peine deux mois après mon installation, j’ai pris contact avec Anne-Marie Formaro, la secrétaire de l’association. Elle m’a dit que j’étais le premier à devenir mécène dès la création de sa société (rires) ! Pour moi, c’était une évidence...

2° Que vous apporte le mécénat dans votre vie de tous les jours ?
Ce qui est génial, c’est que cela ne change rien à mon quotidien. En ne faisant « rien », on peut participer, même s’il existe de nombreuses façons de s’engager. Je pars du principe que j’ai de la chance d’avoir une famille, un métier, pu faire des études et m’installer à mon compte. Certains n’ont pas eu cette chance. C’est ma façon d’en restituer un peu à d’autres, plus démunis.

3° Quels souvenirs gardez-vous de votre action avec AuditionSolidarité ?
J’ai eu la chance de participer à une mission à Marseille, en septembre 2017, une expérience assez exceptionnelle ! En effet, on répond à une situation de handicap vécue par des personnes qui ont des attentes très éloignées de celles vues au quotidien. Les gens que l’on rencontre ne recherchent pas à acheter un appareil, ils viennent parce qu’ils ont besoin d’aide. Il n’y a pas de demandes sur le confort ou l’esthétique. Lors de ces missions, on découvre le sens du mot « donner ». Je me souviens d’un homme qui s’appelait comme moi d’ailleurs, M. Durand ! Il est venu accompagné d’une amie, et n’a cessé de me remercier par la suite. Il m’a même écrit une lettre. C’était très touchant ! Tous les patients arrivent un peu éteints, et repartent, rayonnants, lumineux ! C’est quelque chose que l’on peut d’ailleurs constater sur les photos et les vidéos de l’association, en France comme à l’étranger, enfants comme adultes. Quand les patients entendent : ils sont heureux.

4° AuditionSolidarité en un mot ?
Sourire !

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