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L'actualité du monde de l'audiologie décryptée et synthétisée 

Mercredi 26 Avril 2017 | Par Bruno Scala
Chronique solidaire : Bastien Porte

Dans le cadre de notre mécénat, nous interrogeons chaque mois un mécène de l'association AuditionSolidarité.

Bastien Porte est audioprothésiste DE, à Lannion (Côtes d'Armor), depuis 7 ans.

Comment êtes-vous devenu mécène d'AuditionSolidarité ?

Lorsque j’étais en deuxième ou troisième année d’école, les filles sont venues présenter leur association, c’était au début de leur aventure, en 2008. Je les ai trouvé motivées, passionnées, et j’ai été impressionné d’apprendre qu’elles avaient littéralement changé de vie pour AuditionSolidarité ! Très vite, je me suis dit que ça devrait être bien de faire cela au quotidien. Je me suis alors promis que dès que j’aurais mon propre centre, je deviendrais mécène. J’ai obtenu mon diplôme en 2010, puis j’ai racheté l’endroit où je travaillais en juillet 2012, et en septembre de la même année, je suis devenu mécène.

Que vous apporte le mécénat dans votre vie de tous les jours ?

Au quotidien, je n’en parle pas forcément — car ce n’est pas pour ça que je le fais — même si j’ai des affiches et des boîtes pour recycler les appareils auditifs. Aider son prochain, c’est quelque chose que mes parents m’ont inculqué, je trouve cela normal. Cela ne coûte pas grand-chose et cela peut apporter beaucoup.

Quels souvenirs gardez-vous de votre action avec l’association ?

En janvier 2016, j’ai effectué ma première mission à Paris (AP-HP). Très rapidement, j’ai été amené à réaliser des audiométries, prendre des empreintes, appareiller les gens, en évoluant auprès d’une équipe très accueillante et très ouverte et apprenant au passage une nouvelle façon de travailler. Au début, on ne sait pas trop comment échanger, car souvent les gens ne parlent pas le français ou ne parlent pas du tout, à cause du handicap notamment : on communique alors avec des gestes simples. On travaille avec un matériel un peu plus basique par rapport à ce que l’on peut avoir dans un centre, cela nous sort de nos habitudes et nous pousse à travailler un peu différemment. Certaines des personnes que j’ai rencontrées étaient en quelque sorte « suivies » depuis 2013 par l’association, et je les ai vues heureuses de revenir ! J’ai aussi observé des personnes arriver à reculons et repartir avec le sourire et beaucoup de « mercis ». Ce sont des souvenirs marquants qui font réellement plaisir, des valeurs humaines et simples ! On n’est pas derrière notre ordinateur à dire « ça va vous coûter tant ». On est dans un autre univers et on en oublie même les patients parfois un peu difficiles du quotidien (rires). Ces missions rendent des gens heureux avec de très simples appareils et cela vous remotive pour aller travailler après !

AuditionSolidarité en un mot ?

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